La Banque mondiale publie un rapport " Les femmes, les affaires et le droit 2019 "

La Banque mondiale publie un rapport " Les femmes, les affaires et le droit 2019 "

La Banque mondiale a publié un rapport très attendu sur la situation actuelle des femmes sur le marché du travail. Il passe en revue les économies de 187 pays au cours de la dernière décennie en se basant sur huit indicateurs.

Les conséquences économiques d’une meilleure égalité entre les sexes en matière d’emploi ont déjà été décrites dans un rapport de recherche commandé et publié par le McKinsey Global Institute en 2015.

Les résultats démontrent que : « dans un scénario de ‘ plein potentiel ’ dans lequel les femmes jouent un rôle identique sur les marchés du travail à celui des hommes, jusqu’à 28 milliards de dollars, soit 26 %, pourraient être ajoutés au PIB annuel mondial d’ici 2025. »

La contribution de 28 milliards de dollars au PIB mondial correspond à la taille des économies américaine et chinoise combinées[…] ce qui a rapidement fait passer ce sujet d’une simple question de droits humains à un objectif dans le monde financier et économique.

La France est en tête des pays les plus performants en termes de parité.

« Le score global moyen est de 74,71, ce qui indique qu’il y a en moyenne une inégalité entre les sexes dans un quart des domaines examinés. Toutefois, six pays – la Belgique, le Danemark, la France, la Lettonie, le Luxembourg et la Suède – obtiennent un score de 100, signifiant que les femmes sont sur un pied d’égalité avec les hommes sur les huit indicateurs dans ces économies. »

La France a connu la plus forte amélioration parmi les pays les plus performants, passant d’un score de 91,88 dans l’indice il y a dix ans à 100 aujourd’hui grâce à la mise en œuvre d’une loi sur la violence domestique, l’instauration de sanctions pénales pour harcèlement sexuel au travail et à l’introduction du congé parental rémunéré.

Les indicateurs utilisés pour mesurer les écarts ont été construits sur :

  • la mobilité, la liberté de mouvement ;
  • les droits légaux à l’exercice d’un métier ou d’une profession ;
  • les lois et règlements ayant une incidence sur la rémunération des femmes
  • les ramifications juridiques du mariage et de l’emploi
  • les lois affectant l’emploi des femmes après avoir eu des enfants
  • les contraintes liées au démarrage et à l’exploitation d’une entreprise

 

Dans un récent entretien, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a déclaré que ” certains pays pourraient augmenter leur économie de 35% s’ils abandonnaient les lois discriminatoires et profitaient des compétences des femmes. »

Primexis reflète cette tendance nationale avec un ratio femmes-hommes égal (49%-51%), alors qu’il y a encore peu de temps la profession était majoritairement masculine.

 

Didier Hémion
Associé
International Business Services / Expertise Comptable

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